2005 / 2007


Du bois dont on se chauffe

Passage de Retz, à Paris

Dans cette exposition, Pascal Colrat montre l’envers du décor c’est-à-dire le processus de construction qui induit la mise en scène que la prise de vue capte. Il y a une trés grande disproportion, dans le temps et dans l’espace, entre des objets existants minuscules ou géants, pris par des moyens technologiques gigantesques et tellement triturés qu’ils ressortent du contexte initial et finissent par appartenir à une autre réalité. Pascal Colrat est parti sur une quête et une enquête personnelle et émotionnelle; les objets sont posés là; on ne les attend pas. Se trouvent compressés le tragique, le burlesque et le décor d’origine (...) Nous nous trouvons face à des groupes de photos qui partent des objets, se transforment en invasions d’objets pour venir vers nous en bloc d’images. Ce sont ces familles d’images multipliées et rendues folles par les possibilités du numérique que nous montrons au Passage de Retz – images quelquefois violentes, quelquefois surréelles ou absurdes, souvent drôles… Elles paraissent illustrer un roman policier ou une filature secrète. A nous de suivre le feuilleton et d’en découvrir le sens.

Jacqueline Frydman